Agde
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| Agde | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Hérault |
| Arrondissement | Arrondissement de Béziers |
| Canton | Canton d'Agde |
| Code Insee | 34003 |
| Code postal | 34300 |
| Maire Mandat en cours |
Gilles d'Ettore 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée |
| Site internet | ville-agde.fr |
| Démographie | |
| Population | 21 293 hab. (2006) |
| Densité | 419 hab./km² |
| Gentilé | Agathois |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 110 m |
| Superficie | 50,81 km² |
Agde (en occitan : Agde, prononcer [ˈate]) est une commune du département de l'Hérault, dans la région Languedoc-Roussillon, en France.
La ville d'Agde, surnommée parfois « la perle noire » à cause de ses monuments construits en pierre basaltique, a une histoire très ancienne. Fondée au VIe siècle av. J.-C. par des Phocéens venus de Marseille, elle a été dès l'an 500 et jusqu'à la Révolution le siège d'un évêché. Face à l'évêque, qui détint dès le XIIe siècle le pouvoir temporel du vicomté d'Agde, la ville fut très tôt administrée par des Consuls, préfiguration des municipalités modernes.
Ville portuaire, qui retira longtemps l'essentiel de ses revenus du commerce maritime et de la pêche, Agde a subi le déclin de son port, surclassé par celui de Sète avec l'arrivée des navires à vapeur, et était au début du XXe siècle principalement une commune agricole et viticole. Elle connaît une nouvelle phase de développement depuis la construction dans les années 1970-1980 de la station balnéaire du Cap d'Agde dans le cadre de l'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon. Elle est aujourd'hui l'un des principaux ports de plaisance de la Méditerranée, la première station touristique de France par sa capacité d'hébergement, et bénéficie d'une renommée internationale. La commune souffre cependant d'un taux de chômage élevé, en partie lié au caractère très saisonnier des emplois liés au tourisme estival.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
Le nom d'« Agde » dérive du nom de la colonie grecque d'origine, Αγαθή Τύχη (Agathé Tyché), la « bonne fortune », ou Αγαθή Polis, la « bonne ville ».
Les habitants sont appelés Agathois ou Agathais. Toutefois, seul le gentilé Agathois subsiste dans l'usage courant. Les habitants du Grau-d'Agde sont les Grauléens et ceux du Cap-d'Agde, les Capagathois.
[modifier] Géographie
La commune d'Agde se situe dans le fond du golfe du Lion, à l'embouchure de l'Hérault, dans le sud-ouest du département du même nom, et borde la mer Méditerranée dans sa partie sud. Elle se trouve à 24 km à l'est de Béziers, chef-lieu d'arrondissement et à 24 km à l'ouest de Sète
C'est avec plus de 5 000 hectares une commune relativement vaste, qui s'étend sur environ 9 km d'est en ouest et du nord au sud. Les communes limitrophes sont Marseillan à l'est, Florensac au nord, Bessan au nord-ouest et Vias à l'ouest.
[modifier] Territoire
Le territoire de la commune a dans l'ensemble un relief très plat, dont l'altitude est le plus souvent inférieure à dix mètres, à l'exception du mont Saint-Loup, ancien volcan qui constitue avec ses 112 mètres un des rares reliefs de la côte languedocienne, et dont un prolongement en mer forme le cap d'Agde.
Il inclut également l'îlot de Brescou, rocher basaltique portant le fort du même nom, situé à environ un kilomètre au sud-ouest de la pointe du cap d'Agde.
Le littoral, prolongé en mer par un vaste plateau continental, est principalement constitué de plages de sable fin, en pente très douce, très favorables aux activités de baignade. Les courants de dérive littorale qui longent la côte[1], entraînant les sédiments, ont progressivement constitué un lido continu entre le delta du Rhône et les Pyrénées, isolant les étangs côtiers et faisant sensiblement avancer la ligne de côte depuis l'Antiquité.
Ces plages sont interrompues par la zone de falaise du cap et de quelques affleurement rocheux à l'est (vers la Roquille) et à l'ouest (Rochelongue) ainsi que par les entrées portuaires protégées par des jetées de port Ambonne, du port principal du Cap d'Agde et de l'embouchure de l'Hérault (Grau d'Agde). Une dizaine de plages se succèdent ainsi d'est en ouest sur environ 14 km : plage des naturistes, plage de la Roquille, plage du Mole, plage de la Conque (au sable noir résultant de la désagrégation des roches volcaniques), plagette entre la jetée Richelieu et les falaises, plage Richelieu, plage de Rochelongue, plage Saint-Vincent, plage du Grau d'Agde, plage de la Tamarissière. Certaines de ces plages sont sujettes à l'érosion et doivent être protégées et rechargées. Des brise-lames en épis ou parallèles à la côte ont été mis en place ces dernières années.
Entre 1946 et 1992, le solde entre érosion et accrétion a conduit à une perte de 12 ha de terres au Cap-d'Agde et de 16 ha à l'embouchure de l'Hérault[2]. Cette érosion semble résulter d'une réduction des apports alluvionnaires des fleuves, notamment du Rhône (environ 90 %) depuis la création de nombreux barrages sur son cours, de l'urbanisation du littoral qui bloque une partie des sédiments et des aménagements portuaires (les jetées) qui contrarient les courants littoraux, ainsi que de l'élévation du niveau de la mer qui constitue surtout un facteur aggravant pour l'avenir.
[modifier] Hydrographie
La commune d'Agde comprend l'embouchure de l'Hérault, dont le cours actuel est l'ancien bras central d'un delta qui en comportait trois dans l'Antiquité. Le tracé du bras occidental, qui se détachait un peu au sud de Vias, est suivi par le cours actuel du ruisseau de l'Ardaillon, qui débouche dans l'étang du Clos de Vias, en arrière de la plage de la Tamarissière. Celui du bras oriental, qui débouchait dans l'étang de Bagnas, est suivi à peu près par le cours du canal du Midi. Le cours actuel traverse la commune du nord au sud sur environ neuf kilomètres avec une très faible pente et en formant plusieurs méandres peu marqués. Il est coupé à l'entrée d'Agde par un barrage, la « chaussée des moulins ». Le bief amont permet la communication entre les deux branches du Canal du Midi. Sur une grande partie de son parcours entre Agde et la mer, le fleuve est bordé de quais en pierre basaltique construits aux XVIIe et XIXe siècles. Son embouchure dans la mer est protégée par deux jetées qui protègent la passe contre l'ensablement, qui a longtemps gêné la navigation dans le passé.
En outre plusieurs ruisseaux, généralement orientés nord-sud, irriguent la commune. Ce sont, d'ouest en est, le ruisseau des Pantènes (2 km) entre le canal du Midi et le Clos de Vias, où il rejoint le ruisseau de Montmorency et dont le cours marque la limite avec la commune de Vias, le ruisseau des Mûriers (1,6 km) et le ruisseau de la Salamanque (1,4 km) entre le canal du Midi et l'Hérault (rive droite), le ruisseau des Courredous (8,8 km) prenant sa source à Florensac et débouchant dans l'Hérault (rive gauche) en amont de la ville d'Agde, le ruisseau Saint-Michel (4,4 km) qui se jette dans l'étang de Bagnas et dont le cours marque la limite entre les communes d'Agde et de Marseillan. Le Rieu mort (3,5 km) et le canal de Pont-Martin suivent la branche est du canal du Midi[3]. Le grau du Rieu, émissaire de l'étang de Thau qui ne communique plus avec la mer, marque la limite intercommunale avec Marseillan-Plage[4].
La commune englobe des étangs et des marais : l'étang de Bagnas, le marais du petit Bagnas, partiellement asséché, tous deux inclus dans la réserve naturelle du Bagnas, l'étang du Clos de Vias, séparé de la mer par la plage de la Tamarissière. L'ancien étang de Luno a été dragué pour former le port de plaisance du Cap-d'Agde.
En raison de sa situation géographique, la commune d'Agde est soumise à un risque élevé d'inondations liées aux crues de l'Hérault. Les zones inondables concernent toute la partie du territoire communal à l'ouest de l'Hérault ainsi qu'une frange de largeur variable le long de la rive gauche du fleuve touchant les zones habitées d'Agde et du Grau-d'Agde, et un couloir suivant le tracé de la branche est du canal du Midi jusqu'à l'étang du Bagnas, qui ne touche pas de zone habitée. Environ 31 % de la population (soit 6 200 habitants, données 1999) se trouvent en zone inondable[5].
[modifier] Géologie
Le sous-sol d'Agde est constitué de roches sédimentaires et volcaniques du tertiaire et du quaternaire, en partie recouvertes par des alluvions fluviatiles et marins plus récents.[6].
- Roches sédimentaires
La mer s'est retirée à la fin du Pliocène, mais était avancée jusque 15 à 20 km dans les terres actuelles. Elle a laissé des dépôts sédimentaires (sables et argiles) qui ont été en partie recouverts par les épanchements volcaniques et les alluvions plus récentes.
- Hydrogéologie
La couche des sables de l'Astien joue un rôle important car elle contient un aquifère captif constituant une réserve d'eau de bonne qualité, l'aquifère des sables astiens de Valras-Agde[7]. S'étendant depuis la région de Mèze jusqu'à l'embouchure de l'Aude, cet aquifère, isolé des nappes alluvionnaires par une épaisse couche d'argile, est exploité pour l'alimentation en eau potable de certaines communes du littoral. Le syndicat mixte d'études et de travaux de l'Astien (SMETA), qui regroupe les collectivités locales concernées, est chargé des études et travaux nécessaires à la protection de cette nappe[8].
- Les volcans d'Agde
Le complexe volcanique d'Agde se trouve à l'extrémité d'une série volcanique disposée selon un axe nord-sud depuis le Cézallier, le Cantal, l'Aubrac, les Causses et l'Escandorgue dans l'Hérault) pour finir sur la rive méditerranéenne. Il s'étend sur environ 1,5 km2 et comprend trois cônes stromboliens dont les restes sont le mont Saint-Loup (112 m d'altitude), le petit Pioch (35 m, mais ce sommet a été décapé en grande partie par une carrière d'exploitation de la pouzzolane, actuellement transformée en décharge de déchets) et le mont Saint-Martin (55 m) en partie englobé dans l'urbanisation de la station balnéaire du Cap d'Agde. De nombreuses coulées basaltiques recouvrent une partie de la commune et s'étendent en mer. L'activité volcanique s'est étalée sur 250 000 ans pour se terminer il y 750 000 ans (pléistocène). Les premières éruptions se seraient produites en milieu marin (un volcan de type surtseyen qui a formé la falaise à la plage de la Conque) et les dernières en milieu terrestre: volcan du mont Saint Loup de type strombolien)[9]. Une coulée basaltique est visible à hauteur de la plage de la conque (plage noire, le sable y étant constitué de débris basaltiques), dont la forme concave, en conque, est le résultat de l'érosion entre des reliefs basaltiques plus résistants qui sont les reste de dykes, dont au sud les « rochers des Deux Frères » tout proches du cap proprement dit.
- Roches et constructions
Le basalte, roche sombre, lourde et dure (50 % de silice), a servi notamment à construire la cathédrale Saint-Étienne d'Agde ainsi que la plupart des constructions de la vieille ville. Dans l'Antiquité, Agde était l'un des principaux centres de production de meules à grains en basalte[10].
[modifier] Climat
Le climat d'Agde est typiquement méditerranéen, caractérisé par des hivers doux, des étés chaux et secs et des précipitations concentrées en automne et en hiver, souvent orageuses. La tramontane, vent du nord-ouest, s'y fait souvent sentir en hiver.
La moyenne des températures annuelles moyennes relevées à la station météorologique départementale de Sète, sur une période de trente ans (1961-1990) s'élève à 14,7 °C avec des moyennes maximale et minimale de 17,9 °C et 11,4 °C. Juillet est le mois le plus chaud avec une moyenne mensuelle de 19,1 °C et janvier le plus froid avec 4,7 °C. Les records de température ont été enregistrés à 36,2 °C le 17 août 1949 et -12,0 °C le 10 février 1956. Les gelées sont rares du fait de la proximité de la mer, mais se produisent périodiquement, rendant aléatoire la culture de plantes sensibles, telles les palmiers.
L'ensoleillement annuel moyen est supérieur à 2500 heures[11].
La moyenne des précipitations annuelles est relativement basse, elle s'élève à 627 millimètres, avec une répartition inégale, les mois de juillet et août étant les plus secs et la période allant d'octobre à janvier la plus pluvieuse, le mois d'octobre recevant à lui seul 106 mm en moyenne, soit environ un sixième du total annuel[12].
La région est relativement venteuse, principalement du fait de la tramontane, vent froid et sec, fréquent en hiver et au printemps, qui souffle du nord-ouest. Ce vent, qui a franchi le seuil de Naurouze entre Pyrénées et Massif Central, y est cependant affaibli comparativement aux régions situés plus à l'ouest. C'est un vent sec, qui chasse les nuages, et augmente l'insolation et l'évaporation. Le marin, vent humide et doux de sud-est, souffle de la mer et amène la pluie. Ce vent s'accompagne d'une houle parfois importante et peut être violent, dépassant les 130 km/h.
[modifier] Occupation du territoire
Le territoire communal comprend une grande partie d'espace rural qui s'étend surtout dans le nord de la commune, à l'ouest de l'Hérault et dans la partie sud dans une bande séparant la ville d'Agde des implantations du littoral. L'espace agricole est consacré très majoritairement à la culture de la vigne. Les espaces boisés, d’extension relativement limitée, s'étendent principalement sur les pentes du mont Saint-Loup et du mont Saint-Martin, ainsi qu'en arrière de la plage de la Tamarissière.
L'espace habité comprend quatre parties distinctes. La ville centre d'Agde s'est développée sur la rive gauche de l'Hérault, autour du noyau historique, en direction du sud et de l'est et tend à atteindre la rocade (D612) vers le sud et les pentes du mont Saint-Loup vers l'est. L'urbanisation est très limitée sur la rive droite (quartier de la gare) et est restée cantonnée au sud de la voie ferrée vers le nord. Le long du littoral, trois centres d'habitat se sont implantés : le Grau-d'Agde, anciennement implanté sur la rive gauche de l'Hérault, la Tamarissière sur la rive droite, dont l'urbanisation est limitée le long du fleuve, et enfin le Cap-d'Agde, création artificielle des années 1970, qui s'étend depuis le village naturiste, à la limite de Marseillan-Plage vers l'est jusqu'à Rochelongue vers l'ouest. Le Cap-d'Agde est divisé en dix quartiers, soit d'est en ouest : le village naturiste, la Roquille, le Môle, les Falaises, l'Avant-Port et l'Île des Pêcheurs, la Pinède, la Colline Saint-Martin, le Centre-Port, Richelieu - Île des Loisirs, Rochelongue.
Les zones d'activités industrielles et commerciales s'étendent surtout à l'entrée est de la ville entre la D912 et la voie ferrée, ainsi qu'au nord de la gare.
[modifier] Communications
Routes
La commune est desservie principalement par la route départementale RD 612 (ex RN 112) qui relie Montpellier à Albi et traverse le territoire communal d'est en ouest. Cette route qui traversait précédemment le centre ville a été déviée dans les années 1970 et passe désormais au sud du mont Saint-Loup, assurant ainsi une meilleure desserte du littoral et notamment de la station balnéaire du Cap d'Agde accessible par un échangeur à l'intersection avec la RD 32E10 (liaison directe Agde - Le Cap d'Agde). Vers l'est, dans la commune de Vias, elle se prolonge vers le nord par la route nationale 312 qui assure la liaison avec l'autoroute A9 et au delà avec l'autoroute A75.
Deux ponts franchissent l'Hérault dans la commune : le pont des Maréchaux en centre ville sur le tracé de la RD 912 (ex RN12) et à environ 2 km en aval, le pont de la nouvelle route contournant Agde par le sud, pont en béton armé à deux voies, avec un tirant d'air de 10,5 m.
Chemin de fer
La commune est desservie par la gare d'Agde située dans le quartier du « Bout du Pont » sur la rive droite de l'Hérault. Cette gare, qui n'assure plus qu'un trafic de voyageurs, est située sur la ligne Bordeaux - Sète, ligne à double voie, électrifiée en courant continu 1500 V continu, qui traverse la commune selon un tracé est-ouest sensiblement parallèle à celui de la RD 612, passant au nord de la ville et franchissant le fleuve et le Canalet par deux ponts successifs.
Des TGV assurent la liaison Agde - Paris en quatre heures environ.
Voies navigables et ports
La ville d'Agde se trouve au croisement de deux voies navigables : l'Hérault, navigable d'Agde à la mer sur une longueur d'environ 5 km, et le canal du Midi qui traverse la commune d'est en ouest au nord de la ville. L'écluse ronde située sur le canal du Midi, non loin de la gare, permet d'aiguiller les bateaux dans trois directions : vers l'ouest en direction de Béziers, vers l'est en direction de l'étang de Thau (entre les branches est et ouest du canal les bateaux naviguent sur une courte section de l'Hérault), vers le sud en direction du cours inférieur de l'Hérault par le « Canalet ».
Les berges de l'Hérault sont dotées de quais permettant l'amarrage de bateaux principalement à Agde et au Grau-d'Agde. Le port de pêche d'Agde a été transféré au Grau-d'Agde.
Le port de plaisance du cap d'Agde est l'un des principaux ports de ce type de la côte française de Méditerranée. D'une surface de 55 hectares, il compte dix bassins isolant trois îles artificielles (l'île des Pêcheurs, l'île des Loisirs, l'île Saint-Martin et l'île des Marinas) et dispose d'environ 3 000 places, avec un tirant d'eau de trois mètres[13]. Ce port a reçu le pavillon bleu[14], garant de sa qualité environnementale.
Le port de plaisance d'Ambonne dessert le quartier naturiste du Cap d'Agde. Il offre 300 places pour un tirant d'eau limité à un mètre.
Aérien
La commune est desservie par l'aéroport de Béziers - Cap d'Agde en Languedoc situé à cheval sur les communes voisines de Vias et Portiragnes. Cet aéroport dispose de liaisons nationales (Bastia, Paris-Orly) et internationales vers Londres et Bristol (Royaume-Uni), Odense (Danemark)[15].
[modifier] Héraldique
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Les armes d'Agde se blasonnent ainsi : d'or à trois fasces ondées d'azur Ces armes ont été enregistrées le 2 août 1697 dans l'armorial général de France de Charles d'Hozier. Le brevet d'enregistrement est conservé par les archives communales d'Agde[16]. Les trois fasces ondées d'azur symbolisent la triple union des eaux de la mer, du fleuve et du canal du Midi[17]. La ville d'Agde a des armoiries depuis au moins le milieu du XVIe siècle, mais à l'origine le nombre de fasces n'était pas fixé. Un écusson sculpté sur une pierre des remparts montre quatre fasces ondées. |
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
L'homme est présent dans la région depuis le début du Paléolithique (environ un million d'années avant notre ère), toutefois les vestiges retrouvés dans la commune sont très rares. Ce territoire a été affecté au cours des temps préhistoriques par des éruptions volcaniques (entre -1 000 000 et -700 000 ans) à Agde et dans les environs (Vias, Portiragnes, Saint-Thibéry), ainsi que par de fortes fluctuations de la ligne de rivage, liées aux alternances des périodes glaciaires et interglaciaires.
Plusieurs gisements plus récents attestent de la présence d'habitats au Néolithique, puis à l'époque protohistorique (âge du cuivre et âge du bronze)[18]
[modifier] Antiquité
Les premiers occupants historiques de la région d'Agde furent les Ligures et les Ibères, puis vers le IIIe siècle av. J.-C. s'établit un peuple celtique, les Volques Tectosages.
Le site d'Agde fut fréquenté par des Phocéens venus de Marseille vers 600 av. J.-C.. À partir de 400 avant J.-C. la ville devient colonie massaliote. L'habitat phocéen est construit dans un quadrilatère de 150 et 200 mètres de côté à l'emplacement de la vieille ville actuelle. Le territoire (chora) de la cité est rapidement cadastré par les nouveaux habitants. Le comptoir devient rapidement prospère et prend contact avec les oppidums de la région et plus largement de la Celtique méditerranéenne[19], afin de commercer avec eux (Ensérune, Saint-Thibéry, Castelnau…). Les Grecs se procurent des céréales, de la laine, des meules en basalte et peut-être des esclaves. Ils introduisent les techniques de la production de l'huile d'olive et la vigne. Ils tirent aussi de gros bénéfices du trafic du sel abondant le long des étangs de la région. Les relations avec Marseille sont constantes et la cité d'Agathé Tyché y envoie des émissaires (théores) lors des grandes occasions.
Au IVe siècle av. J.-C., Agathé Tyché est un entrepôt permettant un trafic important et lointain. Les autorités grecques élaborent une cadastration du territoire qui s'étend au-delà des murailles de la cité et qui ne sera revue que trois siècles plus tard. L'activité de la cité est alors en plein essor. La présence de basalte permet aux Grecs de produire des meules qui seront par la suite vendues dans une bonne partie du bassin méditerranéen. En 118 avant l'ère chrétienne, le consul Cneus Domitius Ahenobarbus s'empare de tout le sud de la France actuelle et fonde la province de la Narbonnaise. Pour structurer cette zone et faciliter la pénétration romaine, il fait construire la fameuse via Domitia. Cette dernière passe à une vingtaine de kilomètres au nord du comptoir grec. De plus, pour concurrencer celui-ci, les Romains fondent Forum domitii (Montbazin) sur leur voie.
Vers 475, Agde, incluse dans la Septimanie, tombe aux mains des Wisigoths, déjà installés en Espagne. La période wisigothique durera environ trois siècles jusqu'à l'invasion musulmane au VIIe siècle[20].
Très tôt, Agde fut le siège d'un évêché qui dura pendant quatorze siècles jusqu'à sa suppression à la Révolution. Le premier évêque connu fut Venustus, ou saint Venuste, qui fut martyrisé par les Alamans probablement au début du Ve siècle (408)[17]. Le dernier évêque et comte d'Agde, Charles François de Saint Simon Sandricourt fut guillotiné à Paris le 26 juillet 1794.
[modifier] Moyen Âge
En 506, du temps du règne du roi wisigoth Alaric II (bien qu'il fût de religion arienne), se tint en l'église Saint-André le concile d’Agde sous la présidence de saint Césaire d'Arles.
Les Sarrasins, commandés par le général Zama, envahissent la Septimanie et après avoir occupé Narbonne en 720, ils prennent Agde en 725. La ville est reprise et détruite en 737 par Charles Martel[20].
En 859, Agde est pillée par les Vikings du chef Hasting, qui venaient de Nantes et avaient hiverné en Camargue[21].
Au Moyen Âge, la vicomté d'Agde appartint à la maison Trencavel, avant d'être annexée par les rois de France à la suite de la croisade des Albigeois. Bernard-Aton VI fut le dernier vicomte d'Agde. Après l'échec de son alliance avec le roi d'Aragon contre le comte de Toulouse, il se donna au mois de juin 1187 comme chanoine à l'église Saint-Étienne d'Agde, et transféra à l'évêque Pierre-Raymond l'entière vicomté ou comté d'Agde. Cette donation, confirmée en juillet de la même année par le comte de Toulouse, fit de l'évêque le comte d'Agde[17]. Dès lors les évêques exercèrent jusqu'en 1790 à la fois le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.
Comme d'autres villes du Languedoc, Agde bénéficia très tôt d'une certaine émancipation avec le statut d'« université », équivalent de la « commune » dans les régions du nord de la France, dirigée par un collège de « consuls ». L'existence de ces derniers est attestée depuis 1206 mais est sans doute beaucoup plus ancienne. D'abord au nombre de six, réduits à quatre à partir de 1550, ils avaient un mandat annuel et étaient choisis par l'évêque sur une liste de douze (ultérieurement huit) notables de la bourgeoisie élus par la communauté. Les consuls assuraient l'administration de la ville et défendaient les intérêts de la communauté face à l'évêque, seigneur féodal, et face à l'autorité royale, représentée par la sénéchaussée de Béziers[20]. L'institution des consuls dura jusqu'à la Révolution.
En 1206, le pont de pierre à plusieurs arches qui traversait l'Hérault s'écroula. Ce pont, dont l'époque de construction est inconnue, fut probablement reconstruit et disparut à une date indéterminée, mais par la suite la traversée du fleuve s'effectua grâce à un pont de bateaux. Celui construit en 1678 fut emporté par une crue en 1705. Il fut reconstruit à plusieurs reprises, à nouveau emporté par des crues et périodiquement remplacé par un service de bacs, jusqu'à ce que le dernier pont de bateaux mis en service en 1808 soit remplacé par un pont suspendu en 1837[17].
Le 23 août 1400, le port d'Agde est assailli par des marins d'Aigues-Mortes qui s'emparent de plusieurs navires et de leurs équipages. Ceux d'Aigues-Mortes prétendaient maintenir leurs monopole sur le commerce maritime en Languedoc en vertu de privilèges accordés par le roi Charles VI. Cependant, la même année le roi confirma le droit d'Agde de commercer librement au moins pour deux ans[20].
La cathédrale Saint-Étienne, église fortifiée construite en lave basaltique, est consacrée le 8 juillet 1453 par l'évêque d'Agde, Messire Étienne de Roupy de Cambrai[20].
[modifier] Époque moderne
En 1524 est institué le « Conseil général » qui compta 27 membres, puis 57 à partir de 1554. Constitué de notables de la ville, désignés à vie par les Consuls, il avait notamment pour fonction d'élire chaque année lesdits Consuls[20].
En mai 1562, les protestants menés par Jacques Baudiné, baron de Crussols, s'emparent de la ville. Le vicomte de Joyeuse, lieutenant général, tenta en vain de la reprendre en octobre de la même année. La ville revint aux catholiques en 1563 grâce à l'édit de Pacification qui mit fin à la première guerre de religion. D'autres attaques ont lieu jusqu'en 1567 mais sans succès.
Le cardinal de Richelieu, par ordonnance du conseil du roi datée du 10 janvier 1630, ordonna la création d'un grand port sur la côte languedocienne en s'appuyant sur le cap d'Agde. En octobre 1632, il vint reconnaître les lieux et lança la construction de la jetée qui devait rejoindre l'îlot de Brescou. Sa mort en 1642 provoqua l'abandon du projet alors qu'un tiers de la jetée avait été réalisé. En 1651, les États du Languedoc cessèrent de financer le projet[17]. Ce port de mer, initialement prévu à Sète, y sera finalement réalisé par Colbert en 1666.
En 1675, la canal du Midi est mis en service entre Béziers et l'étang de Thau. L'écluse ronde d'Agde est construite l'année suivante notamment pour protéger le canal contre les crues du fleuve. L'inauguration officielle du canal a lieu le 15 mai 1682.
Le 27 juillet 1710, la flotte britannique débarque à Sète et après s'être emparée de la ville, et la ville d'Agde, mal défendue, signe un traité avec les Britanniques. Ceux-ci se retirent le 28 juillet devant l'arrivée de troupes françaises venues du Roussillon.
[modifier] Époque contemporaine
En 1837 est mis en service, en remplacement d'un service de bacs, le pont suspendu qui nécessite le percement du bâtiment de l'évêché. Ce pont sera remplacé par un pont métallique en 1926.
Le 12 juillet 1858, la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète, raccordée à Sète au réseau du PLM, est mise en service par la Compagnie du Midi[22]. La gare d'Agde ouvre de nouveaux marchés aux produits locaux, en premier lieu le vin, et de nouvelles surfaces sont plantées en vignes[23]. En 1897, une ligne d'intérêt local des chemins de fer de l'Hérault est ouverte entre Agde et Mèze, via Marseillan, Florensac, Pomérols et Pinet. Son exploitation s'est poursuivie jusqu'en 1952[24].
L'arrivée du chemin de fer coïncide avec le début du déclin du port de commerce d'Agde. Port d'embouchure à faible tirant d'eau (limité à 3,5 mètres), le port d'Agde est concurrencé par celui de Sète, mieux équipé pour recevoir les navires à vapeur, et se limite progressivement au cabotage Marseille-Agde. Les deux derniers bateaux à voile et à moteur sont restés en service sur cette ligne jusqu'en 1939[20].
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la viticulture, alors principale activité économique de la commune, est frappée par plusieurs fléaux successifs venus des États-Unis. L'oïdium, arrivé en 1851 par la région parisienne est rapidement maîtrisé grâce au soufre, puis en 1872 c'est l'invasion du phylloxéra (petit insecte parasite des racines, apparu pour la première fois en 1863 à Pujaut - Gard)[25]. Le phylloxéra provoque la destruction d'une grande partie du vignoble, mais on découvre rapidement que les vignes plantées dans le sable ou submergées résistent à l'insecte. Le vignoble s'étend alors dans les basses zones sablonneuses, mais c'est le recours aux plants américains qui permet la reconstitution du vignoble à partir des années 1890. Il s'ensuit, à cause aussi du développement du sucrage des moûts, une nouvelle crise, de surproduction, entraînant un effondrement des cours du vin. À la même époque, apparaissent le mildiou et le black-rot (reconnu pour la première fois à Ganges - Hérault) en 1885), heureusement traités par le sulfate de cuivre.
En 1907, lors de la révolte des vignerons, des soldats du 17e régiment d'infanterie de ligne cantonnés à Agde se mutinent le 20 juin au soir et se rendent à Béziers où ils fraternisent avec les vignerons. Le 24 juin, les mutins, qui se sont rendus après une harangue du général Bailloud, sont envoyés dans un régiment disciplinaire à Gafsa (Tunisie)[26].
La même année, à l'époque des vendanges, une crue soudaine de l'Hérault cause d'important dégâts dans le vignoble et dans la ville. Cette crue, qui ne fit pas de victimes, est considérée comme la crue de référence pour Agde[27].
En 1925, la ville fait ériger un monument aux morts en hommage aux 300 soldats tués pendant la Première Guerre mondiale. Ce monument, œuvre du sculpteur agathois Antoine Cassagne, se trouve dans le cimetière.
Seconde Guerre mondiale
En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, un camp d'internement est construit à Agde pour recevoir des républicains à partir du mois de février. Ce camp, constitué de baraques légères, est prévu pour 20 000 personnes, mais en reçoit plus de 24 000 dans des conditions précaires, en particulier sur le plan sanitaire. À partir du mois de septembre, après le départ des Espagnols, il reçoit des volontaires tchèques qui participent aux combats contre l'armée allemande en juin 1940 avant d'être démobilisés. Il devient ensuite un centre de recrutement de l'armée belge, mais après la capitulation de leur pays, les jeunes recrues présentes seront internées jusqu'à la fin août. Fin 1940, le régime de Vichy le transforme en Centre de rassemblement des étrangers. Environ 6 000 étrangers, de trente nationalités, y sont internés, dont un millier de juifs étrangers rafflés dans l'Hérault en juillet 1942. Le camp fut démantelé à l'automne 1943 et détruit en août 1944[28].
Le 13 novembre 1942, la ville est occupée par l'armée allemande à la suite de l'invasion de la zone libre. Pour prévenir un hypothétique débarquement, les Allemands fortifièrent la côte, notamment en y construisant des blockhaus, dont certains sont encore visibles sur la plage de la Tamarissière, et bloquèrent l'embouchure de l'Hérault en y coulant une drague en 1943[29]. Le 21 août 1944 un Comité de libération de la ville d'Agde se met en place au lendemain du départ précipité des troupes allemandes.
Après guerre
En 1956, les frères Paul et René Oltra créent le camping naturiste (centre héliomarin).
Le 12 septembre 1964 des plongeurs amateurs du GRASPA (groupe de recherches archéologiques subaquatiques et de plongée d’Agde), Jacky Fanjaud et Denis Fonquerle, découvrent dans l'Hérault, non loin de la cathédrale, une statue de bronze antique[20]. Cette statue, à laquelle il manquait un bras, retrouvé quelques mois plus tard, est connue sous le nom d'« éphèbe d'Agde ». Conservée au musée du Cap d'Agde depuis 1987, après avoir été exposée au musée du Louvre, elle est devenue l'emblème de la commune.
Dans les années 1960 commence l'aménagement touristique du littoral languedocien sous la direction d'une mission interministérielle dirigée par Jean Racine, conseiller d'État. Celle-ci établit le plan général d'aménagement et le plan d'urbanisme des huit nouvelles stations balnéaires programmées. Dans le cas du Cap d'Agde, l'aménagement est confié à la Société d’équipement du Biterrois et de son littoral (SEBLI) et Jean Le Couteur est désigné comme architecte en chef[30]. La construction de la station du Cap d'Agde donne un élan décisif au développement de la commune, entraînant un quasi-doublement de la population entre 1968 et 1999.
En 1976 est lancé, sous forme d'une ZAC, l'aménagement de la troisième tranche du Cap-d'Agde. Celle-ci concerne le secteur Richelieu-Rochelongue sur 200 hectares et prévoit de créer 20 000 lits.
Le 11 mai 1987, c'est l'inauguration de la nouvelle mairie installée dans l'ancienne caserne Mirabel, qui permet de faire face au développement des services administratifs de la commune consécutif à l'expansion démographique[31].
Élu en 1989, le maire socialiste, Régis Passérieux, confie à l'architecte Jean-Michel Wilmotte l'aménagement du quartier de Rochelongue[32], dernière phase de la construction du Cap-d'Agde. Le mail de Rochelongue, inspiré des ramblas de Barcelone, est construit en 1991, mais n'aura finalement que le tiers de la longueur initialement projetée.
En 1993, Agde reçoit les XIIe Jeux méditerranéens. La cérémonie d'ouverture, présidée par François Mitterrand, se déroule au Cap d'Agde le 16 juin, dans un bassin devant l'Aqualand. Le village des athlètes est également installé dans la station. Certaines épreuves (tennis, golf) se déroulent à Agde.
Au cours de l'été 1995, des incidents sont provoqués au Cap d'Agde par des jeunes issus de quartiers difficiles qui y avaient été envoyés dans le cadre de l'opération « Ville Vie Vacances », organisée par le ministère de la Ville. Par la suite, des pratiques discriminatoires auraient été mises en place par des agents immobiliers avec la complicité de l'office de tourisme, entrainant en 2003 une plainte de SOS-Racisme contre celui-ci. Condamné en première instance en 2006, l'office de tourisme d'Agde a été définitivement relaxé en cassation en janvier 2008[33],
Du 16 au 19 décembre 1997, la commune subit une forte inondation provoquée par une nouvelle crue de l'Hérault. Un nouvel épisode d'inondation se produit en décembre 2003, l'Hérault atteint un débit de 1 500 m3∙s-1[34].
[modifier] Économie
Station balnéaire et port de plaisance grâce au Cap d'Agde, le tourisme et le commerce sont les principales sources de revenus d'une cité autrefois essentiellement fondée sur la pêche et la viticulture. La Tamarissière et le Grau-d'Agde, bâties elles aussi sur le territoire de la commune d'Agde, sont des stations balnéaires beaucoup plus familiales que le Cap d'Agde, avec de nombreux campings. La pêche y reste importante (criée du Grau-d'Agde).
La commune possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.
[modifier] Emploi
Au recensement de 1999, la commune comptait 6 998 emplois dont environ 80 % de salariés et 20 % de non salariés. Ces emplois se répartissaient très majoritairement (83,2 %) dans le secteur tertiaire (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier). Cette répartition reflète le développement touristique de la commune.
Répartition des emplois par domaines d'activité
| Agriculture | Industrie | Construction | Tertiaire | dont Commerce | dont Services | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Agde | 3,5 % | 5,2 % | 8,1 % | 83,2 % | 18,3 % | 22,6 % |
| Moyenne nationale | 4,2 % | 18,2 % | 5,8 % | 71,8 % | 13,2 % | 19,7 % |
| Sources des données : INSEE[35] | ||||||
La population active comptait 8 016 personnes, soit un taux d'activité de 47,2 %. Parmi celles-ci, 5 979 avait un emploi et 2009 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 25,1 %[36], égal au double du taux national et nettement plus élevé que la moyenne départementale égale à 19 %. Les moins de trente ans sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 31,21 %. Parmi les personnes ayant un emploi, 75,8 % travaillaient dans la commune et 20,8 % dans d'autres communes du département. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (72 %) en voitures particulières.
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise |
Cadres, professions intellectuelles |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Agde | 1,5 % | 16,0 % | 6,9 % | 17,9 % | 36,0 % | 21,7 % |
| Moyenne nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : INSEE[35] | ||||||
[modifier] Entreprises de la commune
Au 31 décembre 2005, la commune comptait, hors agriculture, 2881 entreprises et d'établissements[37]. Ces entreprises appartiennent très majoritairement aux secteurs « services » (1 724 entreprises, soit 59,8 %) et « commerce et réparations » (817 entreprises, soit 28,4 %)
Il s'agit dans la grande majorité des cas d'entreprises sans personnel salarié (1 789 entreprises, soit 62 % du total). On dénombre 124 entreprises de plus de dix salariés[37], toutefois ces dernières emploient 65 % des salariés.
En 2003, Agde concentrait 4,1 % des établissements du champ industrie-commerce-services (excluant agriculture, services financiers et administration) de l'Hérault, ce qui la plaçait au 4e rang départemental après Montpellier, Béziers et Sète[38].
Les principales entreprises d'Agde par le chiffre d'affaires[39] sont Solatrag (Société languedocienne de travaux publics et de génie civil) et le casino du Cap d'Agde.
Pour l'année 2006, Agde a enregistré 439 créations d'entreprises. Elle se situe ainsi au 48e rang national.
De nombreuses entreprises sont regroupées dans la zone d'activité économique des Septs Fonts (23 ha), située à l'entrée est de la ville entre la route de Sète et la voie ferrée.
[modifier] Agriculture
La surface agricole utile (SAU) représente environ 26 % du territoire communal avec 1310 hectares, dont 366 ha de terres labourables et 54 ha de surfaces toujours en herbe, le reste étant essentiellement consacré à la viticulture[40]. La vigne, partie du vignoble du Languedoc, occupait 863 hectares en 2006, soit 17 % du territoire communal[41]. La régression moyenne des surfaces plantées en vigne a été de 29 hectares par an entre 1979 et 2000, sous l'effet de l'urbanisation et du tourisme[42].
En termes d'emploi, l'agriculture est devenue une activité marginale dans la commune puis qu'elle représentait (en 2000) 121 actifs en équivalent temps plein, soit 1,7 % de l'emploi total. Le nombre d'exploitations était en baisse sensible : 100 exploitations (dont 51 professionnelles) en 2000 contre 169 en 1988.
La cave coopérative d'Agde a fusionné en septembre 1998 avec celle de Marseillan pour former les « caves Henri de Richemer », dont la production annuelle moyenne est de 105 000 hectolitres de vin. La production consiste en vins de pays d’Oc, vins de pays de l’Hérault et vins de pays des côtes de Thau. Le site d’Agde est spécialisé dans des vins rosés de cépages traditionnels[43]. Les vins rosés sont élaborés principalement à partir de cépages carignan, grenache et cinsault. La cave d'Agde est inscrite dans la « route des vignerons et des pêcheurs des pays d’Agde ».
[modifier] Pêche
Le port de pêche du Grau-d'Agde et la criée au poissons sont gérés par une société d'économie mixte locale (SEM), la « La Criée aux Poissons du Pays d'Agde », associant la commune et les pêcheurs[44]. Créée en 1998, cette SEM est concessionnaire du département pour l'exploitation du port. Celui-ci, implanté sur la rive gauche de l'Hérault, à un kilomètre de l'embouchure, comprend un quai de 120 mètres de long, un terre-plein de 10 000 m2 et une halle à marée de 900 m2.
La flottille du port de pêche du Grau-d'Agde compte notamment onze chalutiers de fond, deux chalutiers pélagiques et quatre thoniers senneurs, ainsi qu'une quarantaine d'embarcations de « petits métiers » du large ou côtiers[45].
En 2007, les ventes à la criée ont porté sur 1639 tonnes de poissons, ce qui fait d'Agde le deuxième port de pêche de la Méditerranée française après Sète[46].
Les principales espèces pêchées sont le merlu commun, l'anchois commun, la sardine, le poulpe et le thon rouge[47]. Cette activité est confrontée à la surpêche, notamment pour la pêche au thon. C'est ainsi que la Commission européenne a interdit à partir du 1er janvier 2008 l'utilisation des filets maillants dérivants (la « thonaille ») pour la capture des thons rouges de Méditerranée[48] et fixé des quotas de prise. Les permis de pêche spéciaux (PPS) pour le thon rouge ont été suspendus depuis le 16 juin 2008 pour épuisement des quotas, décision contestée par le Syndicat des thoniers méditerranéens (STM), basé à Marseille[49].
[modifier] Tourisme
| Nombre | dont 4 étoiles | dont 3 étoiles | dont 2 étoiles | dont 1 étoile | Total emplacements /chambres | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Terrains de campings classés | 27 | 1 | 12 | 11 | 3 | 6988 |
| Hôtels classés | 25 | 1 | 8 | 14 | 2 | 714 |
| Résidences secondaires | 29 330 |
Le tourisme est la principale activité de la commune d'Agde. Classée « station balnéaire », le 4 juin 1971[51], Agde est aussi l'une des premières stations touristiques de France par sa capacité d'accueil, estimée à environ 188 726 lits (fin 2002)[52], et voit sa population estivale augmenter très fortement. Agde est aussi labellisée « France station nautique » et « Tourisme et handicap ».
Au 1er janvier 2007, la commune comptait 24 hôtels pour 765 chambres (2 et 3 étoiles à 91 %), 28 terrains de campings pour 7 190 emplacements (2 et 3 étoiles à 92 %)[53]. Les résidences secondaires, dont le nombre était évalué à 29 120 au recensement de 1999, représentent aussi une capacité d'accueil importante, 146 445 lits, soit 77,6 % de la capacité d'accueil de la commune[52]. C'est la deuxième commune de France après Paris pour le nombre de résidences secondaires. À celà s'ajoutent des villages et colonies de vacances ainsi que les ports de plaisance (Cap-d'Agde, Ambonne, Grau-d'Agde).
Quelques
